Louis-Michel Leliève peine à croire ce qu’il vient de vivre alors qu’il revient tout juste d’Italie où il a couvert les Jeux olympiques d’hiver pour Sportcom.ca.
« Avant de partir, je disais que les Olympiques étaient le rêve ultime pour tous les athlètes et possiblement celui des journalistes sportifs. Après les avoir vécus, je suis convaincu que j’avais raison. C’est absolument grandiose », lance l’homme originaire de Grande-Rivière.
Sa première couverture journalistique des Jeux a été le match de hockey féminin entre la France et l’Italie qui se déroulait à Milan. « Comme notre mandat est de couvrir les athlètes québécois, on a assisté à ce match puisque plusieurs Québécoises d’origines italienne ou française représentaient leur pays d’origine respectif », explique-t-il.
Dès le lendemain, il sautait dans le train et prenait deux autobus pour se rendre à son hôtel, à deux heures de route de Livigno. C’est dans ce petit village au cœur des Alpes qu’il a particulièrement ressenti la fièvre et la fébrilité olympiques. C’est aussi à cet endroit que plusieurs compétitions, dont celles de snowboard, se sont tenues. Pour le principal intéressé, l’ambiance survoltée mêlée à la beauté du territoire et au plaisir de suivre les athlètes québécois a fait de ce périple sa plus belle expérience professionnelle à vie.
Un autre niveau d’exaltation
Du côté des athlètes, les Jeux olympiques représentent souvent l’accomplissement d’une carrière. C’est donc cette euphorie qui diffère des autres compétitions que Louis-Michel a eu à couvrir au long de sa jeune carrière. « Cette année, il y avait beaucoup d’athlètes qui vivaient soit leurs premiers, soit leurs derniers Jeux. Il y avait donc l’excitation de ceux qui étaient là pour la première fois et le désir de réaliser une bonne performance pour ceux qui en étaient à une dernière présence. »
Quant au volet journalistique, Louis-Michel Lelièvre n’a rien de négatif à redire. « L’accès aux athlètes était facile. C’était bien organisé partout où on allait. Tous les journalistes étaient réunis à un même endroit et pouvaient interviewer les athlètes lorsqu’ils passaient près d’eux avec une priorité aux médias nationaux comme Radio-Canada. Pour ma part, j’ai réussi à parler à pratiquement tout le monde que je voulais en entrevue. »
Pour l’amateur de hockey qu’il est, Louis-Michel a eu une grande satisfaction à couvrir la finale de hockey féminin où évoluent de nombreuses Québécoises. Quant aux hommes, il a également pu y assister pour son bon plaisir, même s’il n’avait pas de couverture journalistique à réaliser.
Une couverture émotive
Sinon, l’épreuve du 500 m en patinage de vitesse chez les hommes a été la couverture qui l’a le plus marqué. « La médaille de bronze de Laurent Dubreuil était émotive parce que c’est un père de famille de 33 ans alors que les deux autres patineurs qui ont monté sur le podium sont des jeunes surhumains. C’était une médaille inespérée pour Laurent qui a eu des difficultés toute l’année, mais il n’a jamais cessé d’y croire. C’est aussi l’athlète le plus agréable à avoir en entrevue. Provenant d’une famille d’Olympiens, il connaît absolument tout de son sport », raconte le journaliste.
Après les compétitions, c’était le retour à l’hôtel pour rédiger ses articles. « J’ai réalisé un total de 83 entrevues et produit 30 articles. Il n’était pas rare que je termine ma journée de travail aux petites heures du matin. Heureusement, il n’y avait pas beaucoup d’épreuves le matin, donc je dormais un peu plus tard », confie-t-il.
Étant déjà en Italie, le jeune Gaspésien en a profité pour prolonger son séjour de deux semaines afin de profiter de l’endroit en compagnie de sa douce moitié qui est venue le rejoindre à la fin des Jeux. « C’est à ce moment que j’ai pu réellement visiter l’Italie, manger des pâtes et prendre l’apéro », conclut-il.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.